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Lieux incontournables

Lieux incontournables

Patrimoine, nature, rues commerçantes, L’Isle-sur-la-Sorgue est une ville de découvertes

La Collégiale Notre-Dame des Anges place de la Liberté

Attirant chaque année plusieurs centaines de milliers de visiteurs, L’Isle-sur-la-Sorgue fourmille de pépites patrimoniales et autres objets de visite et de découverte.

Collégiale Notre-Dame des Anges

En 1212, l'évêque de Cavaillon fonda à L’Isle-sur-la-Sorgue une collégiale sous le vocable de Notre-Dame-des-Anges, probablement pour contrecarrer les pouvoirs du consulat. Il ne reste aucune trace de cet édifice qui devait être l’une des premières réalisations gothiques régionales. Dès la fin du XVe siècle, le chapitre décide de reconstruire la totalité de l’édifice. Le chantier débute par la partie orientale de l'église et adopte un style gothique méridional, en vogue dans la région comtadine depuis le XIVe siècle : chevet bas, de plan polygonal avec des contreforts rayonnants, et un puissant clocher latéral. Celui-ci est achevé vers 1538 et marque une évolution stylistique du gothique flamboyant vers le style Renaissance. 
La plus grande partie de la nef est réédifiée entre 1645 et 1675 sur les plans de l’architecte avignonnais, François Royers de la Valfenière. L'architecture extérieure austère, influencée par le style jésuite, contraste avec l'ostentation de ses décors intérieurs. La large nef voûtée est bordée de chaque côté par un réseau de six chapelles latérales, surmontées par des galeries de circulation protégées par des balustrades. Ce plan est particulièrement adapté à la religiosité de cette période de Contre-Réforme catholique : une grande nef pour l'accueil des fidèles et la prédication, ainsi que des chapelles confinées pour abriter des confréries. De nombreux artistes de la région, comme Mignard, Vial, Péru ou Parrocel, ont participé à la qualité et à l'abondance de la décoration de l'édifice.

 

Campredon centre d’art

À L’Isle-sur-la-Sorgue, de nombreuses demeures aristocratiques sont construites ou réaménagées entre 1690 et 1780, selon les goûts de l’époque (hôtels de Palerme, de Ganges, de Ricci, de Clermont-Lodève, etc.). L’hôtel Donadeï de Campredon fut édifié dans la seconde moitié du XVIIIe siècle pour Charles Joseph de Campredon, issu d’une grande famille de propriétaires terriens, présente à L’Isle depuis le XIVe siècle. Le  projet fut conçu par l’architecte l’islois, Esprit-Joseph Brun, qui élabora un hôtel particulier sur un plan en « L », avec une remarquable façade ordonnancée sur la rue principale. Les deux façades intérieures furent élaborées de façon plus simple afin de donner plus d’ampleur à un jardin magnifié par trois fontaines ou nymphées. Le vestibule d’entrée ouvre sur un grand escalier à trois volées suspendues, avec rampe en fer forgé, permettant l’accès aux salons en enfilade du premier étage, décorés de sobres gypseries. L’hôtel de Campredon, acquis par la ville de L’Isle en 1978, est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Il accueille un centre d’art depuis 1984.

 

Le Bassin de Bouïgas

Bouïgas, du provençal bouleguer (remuer, secouer), fait référence à l’agitation de l’eau à cet endroit. Le quartier de Bouïgas ou de Villeneuve, connu pour son ancienne porte des remparts et son bassin, apparaît au début du Moyen Âge et constitue une extension de l’agglomération primitive. La Sorgue a toujours été réputée pour son eau poissonneuse. La tradition locale rapporte que les premiers L’Islois étaient des pêcheurs habitant dans des cabanes construites sur pilotis.

Avec l’industrie et l’agriculture, la pêche était une activité importante de la ville. Dès le XIIe siècle, des privilèges sont accordés aux pêcheurs par le comte de Toulouse. Ils furent renouvelés jusqu’à la Révolution. Sur leur barque à fond plat (Nego-chin), les pêcheurs l’islois attrapaient truites, anguilles et écrevisses avec leurs filets et leurs tridents (fichouire). La pêche reste aujourd’hui une activité pratiquée sur la Sorgue et une confrérie de pêcheurs l’islois (Pescaire Lilen) est encore très active.

 

Le Partage des eaux

Le Partage des eaux est un espace public préservé qui offre un cadre naturel préservé. C’est ici que la Sorgue, qui prend naissance quelques kilomètres plus loin à Fontaine-de-Vaucluse, se sépare en deux bras : la Sorgue de Velleron et la Sorgue d’Entraigues. La séparation des eaux est faite suivant le décret du 27 mars 1852, dans la proportion des 5/12e pour Velleron et 7/12e pour Entraigues. Le lieu est réputé pour son cadre agréable.

 

L’esplanade Robert Vasse et le château Dumas

L’esplanade Robert Vasse constitue l’une des entrées principales vers le centre-ville et un lieu de passage incontournable pour les habitants comme les visiteurs. L’esplanade est surmontée d’un édifice immanquable : le château Dumas qui abrite aujourd’hui la Caisse d’épargne. Ce bâtiment remarquable fut construit en 1880 par Honoré Dumas sur les plans de l’architecte Reboul puis revendu par son fils, Hyppolyte Dumas, à la Caisse d’épargne en 1918.Le parc qui se trouve derrière a été inauguré en 1945. Il était occupé depuis 1828 par une minoterie, puis à la fin du siècle, par une usine à plâtre dirigée par Émile Char et Xavier Dumas.

 

Le parc Gautier et le château Giraud

Le château Giraud est situé au sud de la ville, le long du canal du Moulin vert. C’est une maison bourgeoise construite en 1885 sur un plan carré, au milieu d’un parc, appelé « parc Gautier ». Le bâtiment s’élève sur quatre niveaux, dont un en sous-sol, et est surmonté d’une toiture à deux pans portée par une ferme débordante. Ses quatre façades sont distinctes les unes des autres. La façade principale au nord est ordonnancée sur trois travées. Les fenêtres des deux premiers niveaux sont marquées par des frontons et viennent encadrer la travée centrale occupée par l’accès principal. La façade postérieure se compose de deux travées agrémentées d’un bow-window et d’un perron qu’un balcon en fer forgé surmonte. Sur ces deux façades un escalier à balustres permet d’atteindre le premier niveau. La façade ouest est occupée en partie centrale par des fenêtres à croisées tandis qu’on retrouve l’ordonnancement à trois travées et fenêtres classiques sur la façade est. Le soubassement se compose de moellons irréguliers liés par des joints enrubannés. La brique est essentiellement utilisée pour les travées centrales de chaque façade et sur une frise  rehaussée de fleurs en céramique vernissée sur les chainages d’angles. Le reste des murs est enduit et des tuiles plates écaillées recouvrent la toiture.

Le décor des façades est un mélange de styles et d’époques. On retrouve ainsi du gothique dans la charpente, le classique des frontons et des balustres, les croisées de la Renaissance, la brique Louis XIII, le bow-window victorien et le balcon en fer forgé XIXe siècle faisant du château Gautier un bâtiment éclectique caractéristique de l’architecture l’isloise à cette époque.

 

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